lundi, 26 juillet 2010

Pré en Bulles...

 

Pré en bulles de chewing-gum…

Bonjour à tous et à toutes. Je me présente. Je m'appelle Cécile, j’ai eu 33 ans tout récemment. Et aujourd'hui, enfin, il me semble toucher à l'essentiel. Ce que je cherche depuis tant d'années devient accessible. J'approche de cette harmonie après beaucoup de tâtonnements. Des petits bouts glanés là-bas, ici. Petit à petit j'assemble un ensemble composé de pièces puisées dans des domaines divers et variés : lecture, ciné, écriture, musique ET beauté, santé, diététique, bien-être ET image, découpage, collage, assemblage… ET des projets de création d'un centre de recherche, une fondation...

Et un bulletin, ou faire-part, c’est-à-dire un moyen de communiquer, de partager des réflexions, à l’aide de lettres à adresser au fil de mes ptites avancées… Quel nom ? Farandole. Parce que ça signifie : « danse de groupe exécutée en se tenant par la main ». Farandole, donc ou Fédération Artistique en Recherche tous Azimut sur le Nirvana, le Désir et l'Optimisme des Lutins Emerveillés… ( ?!!?)

C’est drôle, j’avais cette idée déjà il y a deux ans alors que je venais d’aménager ici, à Marseille. Et je reviens à ce projet après une soirée passée au festival folklorique de Château Gombert. Merci d’ailleurs à Marie-Christine pour m’avoir fait connaître une dame charmante qui m’a gracieusement offert une place pour le spectacle intitulé « Horizons du monde ». Et moi qui adore découvrir d’autres cultures, j’ai été comblée ! Je vous raconte ?

Allez, c’est parti. Cela a commencé en musique, juste un orchestre sur la scène, et j’avoue avoir pensé : « oh non, si c’est ça toute la soirée, ça va quand même vite me gaver »… Et ben non. Toute de suite après, l’orchestre s’est levé et est venu se placer sur un des côtés de la scène. La présentatrice est arrivée pour nous parler du déroulement de la soirée. De l’Europe à l’Asie, les danseurs et danseuses venus de Slovaquie, d’Arménie, de Chine et de Provence, allaient nous proposer un spectacle haut en couleurs. Ah ça pour des couleurs, y’en a eu !! A commencer par les arméniens. Du beige, du marron pour les motifs et brodequins sur les robes des jeunes filles, des diadèmes, des voilettes recouvrant en partie leurs deux longues nattes (si, si, c’était joli, rien à voir avec Laura Ingalls dans La petite maison dans la prairie !). Et puis des chaussures à talons. Chaussures de cuir rouge, et j’ai pensé après coup aux chaussons rouges, vous savez, ce conte de… Je sais plus qui… Grimm ? Ce que je sais par contre, c’est que cette première danse m’a émerveillée. La grâce et la douceur des jeunes filles, leur foulard blanc agité en direction des jeunes hommes, qui eux en avaient deux (des foulards… Non, je précise au cas où vous auriez pensé à autre chose !).

Histoire qui se raconte en musique, ballet des corps qui évoluent en parfaite harmonie. Les sourires sur tous ces beaux visages ne pouvaient que nous faire sourire nous-mêmes… Ouais, sauf le trio « Lajoiemétouffe », à ma droite, quelques chaises plus loin. Des parents avec leur fille âgée d’une vingtaine d’années. Je les ai trouvés d’une tristesse… Aucune émotion devant ces tableaux débordants de vie… Comment peut-on rester insensible à tant de beauté ? Hein, comment c’est possible ????

Bref, le spectacle a continué avec la République Populaire de Chine. Du rouge donc. Pour les musiciens. Et pour les danseuses qui, contrairement aux arméniennes en robes longues, avaient décidé de la jouer années 70, avec des pantalons pattes d’eph. Très peu maquillées, mais bien plus nombreuses que les danseurs, quatre en tout et pour tout, leurs silhouettes graciles évoluaient sur une musique composée à l’aide de toutes sortes de percussions (qui avaient servi juste avant à imiter le son des canards – d’ailleurs, comme a dit une dame assise devant moi, on pouvait très bien les imaginer ces canards – ouais, sauf que moi j’étais pas venue pour entendre des canards !!).

Pouf-pouf, revenons à nos danseurs, en minorité, mais bon, pour compenser, c’est eux qui avaient forcé sur le maquillage. Et pis, comme les filles étaient en pantalon, eux ils étaient en jupe… Magnifique tissu doré, petit haut genre spencer à grosses épaulettes (très « années 80 », if you see what I mean) – bon tout ce que j’M quoi !! Nan, j’me moque, c’est pas méchant, mais bon, les hommes je les préfère virils moi, j’y peux rien !! Heureusement, juste après, il y a eu la Slovaquie. Danses tziganes, avec jeunes filles hautaines avec une fleur dans les cheveux, et jeunes hommes vigoureux, maniant habilement un long bâton de bois. De quoi en dompter plus d’une. D’ailleurs, très vite, sur les visages des danseuses, les sourires timides ont remplacé l’air dédaigneux du début. J’avoue qu’il aurait pas trop fallu insister pour me laisser convaincre moi-même… Ah la la, le charme slave !!

C’est sûr qu’après ça, ben les danses de Provence n’ont pas franchement retenu mon attention, mais bon, par respect pour le travail des danseurs, je me suis efforcée de rester attentive jusqu’au bout… Au fait MC, ils étaient plutôt jeunes les provençaux cette fois. Et pis pas trop d’excès de soupe au pistou, elles avaient la taille fine les danseuses !! Enfin, sauf une, d’ailleurs, à un moment donné, j’ai vu son cavalier l’agripper par la ceinture, j’me suis dit « mais qu’est-ce qu’il fait ? », en fait, les autres aussi ont fait pareil, mais bon, le hic c’est que c’était pour soulever leurs partenaires dans les airs, histoire de leur faire faire une ptite pirouette, et que le pauvre garçon, et ben il a eu l’air un peu essoufflé par l’effort à fournir… Mais bon, il a gardé le sourire…

Tout comme moi d’ailleurs, pendant toutes ces minutes de bonheur, je me disais, ben c’est beau à voir tout ça. Et le final (oui, pour la danse, on dit « un » et non « une », ça c’est pour une amie d’enfance qui confondait avec le foot…) a été l’apothéose. Imaginez une farandole avec dans un premier temps les danseurs et danseuses de Provence, très vite rejoints par ceux de l’Arménie, puis de la Chine et enfin ces magnifiques Tziganes (oui, j’avoue, j’ai flashé sur un des danseurs à la longue chevelure noire). Tous ensemble, main dans la main, ils ont rempli la scène, puis sont descendu nous rejoindre, en tournant autour des chaises, des enfants se sont joints à eux, des plus grands n’ont pas hésité à se lever aussi, et moi j’étais ravie de voir tous ces visages épanouis… Mélange de cultures, de couleurs, de saveurs aussi, en sortant il y avait des stands avec des produits typiques de chacun des pays. Je me suis dirigée vers la sortie le cœur léger. Alors merci MC. Merci aussi à tous ces kdo de la vie, petits moments de bonheur à saisir là où ils s’offrent à nous… Hein, qu’en dites-vous ? Moi j’en dis que Farandole c’est un joli nom pour désigner ce qui me permettra de partager avec vous quelques unes de mes pensées…

Parce qu’avec farandole, je pense guiboles qui flageolent quand l'émoi s'installe en moi. Dans Farandole, j'entends comptine enfantine et ronde d'enfants qui dansent main dans la main. Se tenir par la main. Prendre quelqu'un par la main. Main tendue. Coeur sur la main. Traits détendus quand fini le chagrin et quand cesse la pluie pour laisser la place à un arc-en-ciel de couleurs pastels…

J’épelle :F A R A N D O L E

F comme Fée - Fable – Falbala

A comme Arc - Arche – Aile

R comme Retrouvailles - Rêve – Rire

A comme Alice - Ange – Amour

N comme Nacelle - Nimbe – Naïveté

D comme Danse - Démesure – Dada

O comme Odyssée – Oasis – Olé Olé

L comme Louange - Lové – Liberté

E comme Envie - Elan – Envol



Alors, n’hésitez pas à me le faire savoir si vous souhaitez recevoir l’un des numéros de ce courrier virtuel…

 

03:21 Écrit par Cécile BELMONT dans Bulletin Farandole | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | Pin it! |

Les commentaires sont fermés.